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Je me suis inscrit seulement deux mois avant la course, ce qui ne m’a pas laissé beaucoup de temps pour m’acclimater à l’altitude. Heureusement, j’avais déjà une bonne base grâce à mes entraînements estivaux et à plusieurs courses en montagne avec du dénivelé.
J’ai concentré mon entraînement sur des séances d’intervalles pour travailler l’intensité, ainsi que sur de longues sorties en terrain escarpé afin de m’habituer au dénivelé. J’ai notamment couru sur des sentiers comme Panorama Ridge et Black Tusk, près de Vancouver – des itinéraires magnifiques que je recommande vivement si vous êtes dans la région !
Je savais aussi que la chaleur et la pente allaient jouer un rôle crucial, alors j’ai pris le temps d’analyser le parcours et les points de ravitaillement pour établir une stratégie efficace sans m’alourdir inutilement.
Le jour de la course, mon objectif était d’équilibrer hydratation, poids et efficacité. J’avais besoin d’environ 1L d’eau par heure, 400 mg de sodium et 110 g de glucides.
Sachant que la montée allait être lente, donc plus longue entre chaque ravitaillement, j’ai opté pour un gilet d’hydratation avec deux SkyFlask 500 ml équipées de bouchons SpeedFill, et une SkyFlask Speed 500 ml supplémentaire pour la descente.
À la montée, j’avais des électrolytes dans une SkyFlask, et une boisson énergétique riche en glucides dans l’autre. Les bouchons SpeedFill me permettaient de remplir rapidement mes flasques aux ravitaillements et d’ajouter mon STYRKR Mix90 selon mes besoins.
Si ça t’intéresse, j’ai préparé un tableau récapitulatif de mon plan d’hydratation et de ravitaillement, avec quelques ajustements basés sur mon expérience de l’année dernière. Bien sûr, la nutrition est propre à chacun, donc ce plan reflète simplement ce qui a bien fonctionné pour moi !
Hydratation – Montée : Gilet Norrøna Senja 7L avec : 2x HydraPak SkyFlask Speed 500 ml
Hydratation – Descente : 1x HydraPak SkyFlask Speed 500 ml
Chaussures : NNormal Kjerag (mais j’aurais aussi pu choisir les Arc’teryx Sylan pour un meilleur amorti, car ce parcours est assez roulant)
Veste obligatoire : Norrøna Falketind GORE-TEX PacLite – Idéale pour cette course : ultra-compacte (pliée, elle tient dans la main), légère et conforme aux exigences d’équipement obligatoire.
Short : Norrøna Senja Shorts – Parfaits pour la chaleur grâce à une ouverture à l’arrière permettant d’accrocher son t-shirt lorsqu’il fait très chaud. Leur large ceinture avec poches profondes permet aussi de transporter facilement sa nutrition sans qu’elle ne ballotte.
Le passage le plus difficile a clairement été les virages serrés au début de la course (les fameux "Ws") avant Barr Camp, ainsi que les lacets juste avant de sortir de la forêt et d’atteindre l’alpin. Personnellement, je n’aime pas trop courir en forêt, je trouve ça répétitif et un peu monotone, donc ces sections ont été un vrai combat mental pour moi. J’étais en plein "pain cave" (moment de souffrance extrême) sur les derniers lacets avant d’atteindre l’alpin.
Je ne sais pas si d’autres font pareil, mais dès que je commence à penser "on est bientôt arrivés ?", je me mets à chanter "Just Keep Swimming" (la chanson de Dory dans Le Monde de Nemo) pour me motiver à continuer malgré la douleur.
À l’inverse, j’ai adoré la section alpine et, surtout, toute la partie descendante de la course. Le terrain est très roulant, donc il est facile de trouver un bon rythme et de se laisser porter dans la descente.
C’était une grosse inquiétude pour moi avant la course, car venant du niveau de la mer, je n’avais jamais couru à une telle altitude. Normalement, il est conseillé de lever un peu le pied quelques semaines avant une course, mais j’ai pris une décision de dernière minute : deux jours avant la course, j’ai gravi le Mont Bierstadt juste pour tester mes capacités respiratoires. Ce n’est pas forcément une méthode que je recommande, mais pour moi, le fait de "casser" un peu ma phase de repos valait le coup si ça me permettait de mieux anticiper la sensation d’un coup de mou en altitude.
Il y a pas mal d’études sur le lien entre hydratation et altitude, donc je recommande vraiment de boire plus que d’habitude et d’augmenter ses apports en glucides avant, pendant et après la course !
J’ai sous-estimé à quel point cette course était roulante et à quel point la chaleur allait jouer un rôle. Si je devais la refaire, j’intégrerais clairement un entraînement spécifique à la chaleur dans ma préparation.
J’ai aussi ajusté mon plan d’hydratation, car j’ai réalisé que j’avais sous-dosé mon apport en sodium en choisissant parfois de l’eau au lieu de Skratch à certains ravitaillements.
D’un point de vue mental, partir avec un état d’esprit positif fait toute la différence. La positivité aide à calmer le stress avant la course et permet aussi d’encourager les autres coureurs sur le parcours – c’est d’ailleurs un des aspects que j’adore dans le trail.
Je me souviendrai toujours de ce moment à environ 5 km de l’arrivée, où j’ai fait une petite chute. Un autre coureur s’est arrêté pour s’assurer que j’allais bien et m’a encouragé à repartir. Son énergie positive m’a donné le coup de boost dont j’avais besoin, et c’est exactement cet état d’esprit que je veux cultiver pour mes prochaines courses !